jeudi 17 juillet 2008

Ouf!

Le miroir est réparé, les concepts sont présentés et presque tous acceptés, Les zados partent ce weekend avec leur papa en vacances, je vais pouvoir souffler. Me reste mon ménage, mais ça, j'aime bien.
N'allez pas croire que je suis une perfectionniste. Loin de là. C'est juste que j'aime trier et classer et quand tout est en ordre je peux enfin me reposer!
Les zados partis ça veut dire que ce que je range reste rangé. Que le plancher reste propre plus que deux heures. Que si je veux des glaçons je vais trouver des glaçons dans le bac à glace et non de l'eau gelée colorée en mauve. Je peux écouter la télé en mangeant et au poste que je veux et je peux écouter le silence. Je me couche en paix sachant que tout sera tel que je l'ai laissé la veille le lendemain matin. Je vais peut-être même m'octroyer une soirée pompette devant un bon film.
Mais bon, j'suis pas naïve, je sais que je vais m'ennuyer quand même. Mais je vais en profiter sachant qu'ils reviennent.
Une pause d'une semaine de combats au jet de febreeze dans la maison. Une pause d'une semaine pour mes chastes oreilles qui n'entendront plus d'insultes fraticides. Le vélo de montagne ne heurtera plus mes chaises de bois lorsque son proprio le "couche" tous les soirs derrière la table dans la salle à manger pour la nuit.
( Trop dangeureux de laisser un tel bijoux dans la remise paraît-il )
Par contre si j'ai de la difficulté du coté technologie mon fils me manquera cruellement. Et vous aussi.
La vie va être différente c'est certain. Le pire avec les zados c'est cette espèce d'amour inconditionnel doublé d'une exaspération lancinante. Je les aime mais je ne peux plus les endurer et plus je ne peux plus les endurer plus je les aime parce que l'amour est un sentiment qui se nourrit de sentiments "chocs".
L'autre jour je regardais un des mes films cultes avec Kevin Kline " la maison sur l'océan/a life as a house" et j'ai encore versé des litres de larmes en voyant cet ex-couple - kirstin thomas scoot et KK. - regarder un vieux film où l'on voyait leur fils tout petit se baigner dans l'océan avec son père. Tous ceux qui ont vu ce film savent de quoi je parle, ceux qui ne l'ont pas vu, louez-le. Je ne vous garanti pas mon émotion mais à tout le moins un très bon moment cinématographique.
Je suis une nostalgique née. Tiens, c'est décidé, je le réécouterai la semaine prochaine. Je vais aussi me louer " un été en Toscane". Je suis certaine que je radote. Je vous ai sûrement déjà parlé de ces films. Je radote.
Changement de sujet avez-vous déjà fait mariner dans une poubelle des kilos de pelouse tondue qui s'est fait mouiller à quelques reprises? Mon fils l'a fait. Naturellement ça pesait une tonne ce qui fait que le monsieur des poubelles n'a pas voulu la ramasser. Mon chéri a donc fait l'innocent et en a remis ( c'est le cas de le dire ) en jetant les résultats d'une autre tonte dans la poubelle. Il a plu de nouveau. Ça aurait pu durer encore quelques jours mais j'ai menacé Fred de faire coucher son vélo dehors à moins qu'il ne vide la poubelle pour mettre la pelouse compostée dans des sacs oranges.
Il s'est exécuté. Il a rempli deux sacs à ras bord. Conséquence; impossible de déplacer les ciboles de sacs. Le fils au bord des larmes ( quel acteur...) m'a supplié de l'aider parce que lui se retenait de vomir tellement l'odeur était immonde.
Une mère c'est bien connu n'a peur de rien, surtout de ce qui pue. Preuve en est ces nombreux changements de couches en toutes occasions. Changements de couches que je me suis d'ailleurs rappelés avec déplaisir en me mettant le nez là-dedans.
J'ai transvidé l'égal d'au moins deux estomacs bovins dans 12 sacs oranges soupesés et jugés aptes à être ramassés par monsieur poubelle.
À mains nues mesdames et messieurs! Ce dont je me repens amèrement car malgré les nombreux lavages et trempages dans l'eau citronnée, ça pue le végétal moribond.
Qu'est ce qu'un mère ne ferait pas pour ses enfants ...
Pourquoi je vous raconte ça?

mardi 15 juillet 2008

Mes vacances

Je ne passe plus souvent par ici, je suis ailleurs.
Je suis en vacances moi! C'est ce qu'on me dit. En fait, je n'arrive même plus à m'asseoir deux minutes. C'est ça les vacances de prof, on fait ce qu'on a pas eu le temps de faire depuis deux mois.
Je suis aussi un taxi. Le taxido. Je conduis mes ados. Sorel, St-Jean sur Richelieu, Beloeil, Montréal. Régulièrement en une journée je fais ce trajet quelquefois par semaine.
Mon emploi d'appoint, celui où je suis une espèce de designeuse de marketting me prend beaucoup de temps. Ce travail consiste à créer un concept d'emballage pour un produit qui doit être envoyé à une trentaine de média québécois. Je dois donc magasiner et bricoler pour fabriquer un emballage concept, accrocheur et pas cher! Je connais tous les Dollarama de la rive sud et de Montréal. Parce qu'une fois ce concept trouvé, je dois en faire 35 environ.
Bref, je suis en vacances dans mon char!
Vacances de luxe me direz-vous avec le prix de l'essence, eh oui...
En plus il manque à mon tout compris ( parce que j'y mange aussi ) le miroir coté conducteur. On me l'a happé à la St-Jean. J'ai développé un mal de cou insidieux à force de surveiller les autos qui arrivent derrière moi.
Je m'accorde quand même des petits plaisirs. Je flâne dans les librairies!
J'achète plein de livres de prof, je me régale....Il y a à St-Jean sur le Richelieu une librairie fabuleuse; la librairie moderne. C'est une librairie comme on les aime avec un choix de livres d'enfant que même Renaud Bray ne peut égaler. Je me régale!
Je prépare mes cours pour l'an prochain et je fais le ménage dans toute ma paperasse. C'est la dernière année que je déménage mes livres ainsi.
Punch : J'ai eu un poste! La grande fille d'Abitibi a fini par se retrouver une permanence. Et comme coté travail j'ai de la chance, j'ai le poste que je voulais. Dans l'école où je sévis depuis 2 ans, dans le cycle que je préfère; le 2e cycle. Un 2e cycle un peu spécial cette année parce que ce ne sera que du multi-âge. 5 classes de 3 et 4 ensemble.
J'étais la seule à le vouloir ce poste. Les profs permanents ont muté et sont partis. Tous les autres se demandent qui peut bien vouloir d'une telle classe. Moi avec mon inconscience fluette je ne me pose pas de telles questions, ça ira comme ça peut et on fera de notre mieux.
Encore plus convaincue que jamais que l'évaluation doit être inférieure en temps à l'enseignement, je me fais forte de cette conviction et je me prépare une année délicieuse remplie de lectures et d'expériences de toutes sortes!
Je suis déjà rendue à septembre. De toute façon, mon été s'enligne pour en être un assez terne merci.
Je voudrais bien changer tout ça et devenir une vadrouilleuse d'enfer, sortir et trotter allègrement dans toutes les épiceries fines de Montréal. Mais faire ça toute seule me rend morose, alors je ne le fais pas. C'est mal je sais. Faut s'avoir s'entretenir soi-même mais j'ai toujours aimé partager mon plaisir alors je trouve ça bête de tout faire seule.
Déjà que je veux aller au marché cueillir les dernières fraises .... Le marché c'est si drôle à deux! Encore faut-il que le numéro deux en ai envie. Ce qui n'est pas le cas. C'est sûr que j'en ai tellement envie qu'on pourrait dire que j'ai envie pour deux mais ... Non, vraiment, le marché c'est l'fun à deux. Ou alors je vais me mettre copine avec les gars du marché. Mais ils ne me suivront pas dans les librairies je le crains bien.
Ni dans les petits cafés que je rêve de découvrir...
En parlant de café...

vendredi 11 juillet 2008

Le temps

Les parents qui ont des adolescents savent à quel point leurs amis sont importants. Des liens aussi forts que les liens familiaux en viennent parfois à être tissés entre certains.
Ma fille a tissé ce lien avec une belle jeune fille aussi souriante qu'elle.
Depuis le début de leur secondaire elles ne s'étaient jamais détournées l'une de l'autre. Rien ne semblait pouvoir les séparer.
Rien à part la mort. C'est ce qui est arrivé hier. Son amie est décédée. Un accident mortel dans lequel est mort aussi le compagnon de la best de ma fille.
Depuis hier nous sommes dans un état second. Je pense à elle si douce, magnifique dans sa robe de bal à la collation des grades de leur collège.
À tous ces espoirs qui ne se réaliseront jamais.
Je ne peux pas consoler ma fille, il n'y a pas de mot.
Je remercie en secret la vie qui me l'a laissée, encore, pour longtemps j'espère.
Elle aurait pu y être dans cette automobile. Combien de fois les a-t-elle accompagnés pour une ballade....
Mais hier il n'y avait que ces deux enfants qui fêtaient leur amour qui durait depuis deux ans.
Ils seront enterrés ensemble, à mi-chemin entre le domicile respectif de l'un et l'autre.
Je suis bouleversée, je ne suis pas capable pour le moment d'associer cet état de décès à cette jeune fille que je revois sans cesse riant et placotant dans mon auto à la veille de leur graduation.
N'oubliez pas d'embrasser vos enfants ce soir.

samedi 14 juin 2008

LA GROSSE ET BELLE RIGUEUR

J'en ai pas. Enfin, je n'en ai pas tout le temps. Je ne suis pas rigoureuse dans ma rigueur. C'est un aveu, une confession. Mea culpa au Dieu des profs, je suis sans extrême rigueur. J'ai remarqué dernièrement, en particulier sur le blog de prof masqué que les gens associaient bon prof à rigueur. Ben voilà, le verdict est tombé. Je ne suis pas un bon prof. Ou peut-être que oui, mes élèves ne sont pas là pour en témoigner. Je n'ai jamais été rigoureuse de confession, ni avec mes enfants, ni avec mes chums, ni même avec moi. Je suis une molle, une accommodatrice raisonnable, une sensible qui ne veut jamais faire de peine ou qui flanche devant la lèvre qui tremble. La vie est déjà tellement dure je refuse d'en ajouter. Suis-je par conséquent quelqu'un qui n'a aucune autorité? Ben non, on ne le dirait pas. Dans ma classe ce n'est ni le bordel ni l'armée. C'est juste comme la vie, des fois c'est bon, des fois c'est difficile. Je fais du cas par cas, j'y vais au pif, je fais des bulletins adaptés dans ma tête pour tout. Je me mets toujours à la place des enfants, je regarde leurs yeux et leurs soucis et si les deux me semblent lourds j'essais de comprendre ce qu'ils vivent avant de juger et de sévir. Je donne peut-être trop de chances, peut-être... J'ai essayé de changer mais je n'y arrive pas. J'ai une confiance quasi inébranlable en l'enfant et sa bonne foi. Parfois je suis déçue, mais la plupart du temps j'arrive à instaurer en classe un climat harmonieux où les plus sages influencent positivement les plus agités. Ma mollesse me sert parfois, surtout avec les enfants récalcitrants ou heurtés par des années de confrontation avec l'autorité. Il n'y pas vraiment de tentative de contrôle de ma part. Je suis curieuse de chaque être humain et en particulier les enfants parce qu'ils sont si vrais. Un exemple pour illustrer simplement ce charabia? La gomme. La gomme est un excellent exemple de ma mollesse. Dans notre code de vie à l'école, une balise est inscrite noir sur blanc. Pas de gomme à l'école. Si gomme il y a, on peut donner un papier-truc du genre avertissement négatif et laisser des traces écrites qui obligeront le parent à signer ce code de vie. Je trouve ça inutile. Ça m'apparaît tellement énorme... Je leur demande de jeter leur gomme poliment, ils s'excusent tout aussi poliment et la jette. Il arrive oui, que je doive le leur demander plus d'une fois dans l'année. Mais ce n'est rien comparé au nombre de fois où la directrice demande le silence aux profs en assemblée générale. Je réserve mes écrits au code de vie pour des fautes que je juge plus graves et plus dommageables au bien-être de l'élève et des autres. Je n'ai rien contre les gens rigoureux à la lettre, mais le contraire est faux. On me juge souvent, je le sens. J'aimerais bien qu'on me sacre patience avec mon moi-même et qu'on se mêle d'affaires autres que les miennes. Le prof est par nature un genre particulièrement contrôlant et une partie de sa journée se passe à trouver des trucs pour contrôler mieux et plus. EN GÉNÉRAL. C'est correct, chacun gère sa classe et sa vie comme il l'entend. J'aimerais bien qu'on me donne le même droit cependant. La rigueur et la morale de droite ont envahi nos vies. Dans tout...dans l'environnement, dans l'éducation et pourtant je vois chaque jour des "infractions" à ce beau code de vie qu'on se plaît à afficher. Que d'hypocrisies... Ça me fait suer un brin. Et j'aime pas la chaleur. Ne pas être rigoureuse est un signe de faiblesse m'a-t-on déjà dit. C'est possible, je suis une faible donc. Je ne m'en fais pas pour moi, je survivrai à ça. Le roseau ploie, le chêne casse. Mais à tous ces profs hyper contrôlants allez donc voir dans vos classes si vos élèves mâchent de la gomme, assumez votre goût du contrôle et voyez mes qualités au lieu d'anticiper mes bourdes. L'intransigeance envers les autres cache souvent une insécurité maniaque et malheureusement cela corrompt l'atmosphère. Ça m'empêche de respirer et respirer est un droit reconnu à tous, fake, ceux à qui je pense, (pas vous là) arrêtez de me pomper l'air.

jeudi 5 juin 2008

L'éternel combat des femmes

Ça ne commence pas à vous tanner de voir les caricatures des gars qui bavent devant Julie Couillard? Moi si. En tout cas, si les jeunes filles qui s'habillent sexy croient posséder un certain pouvoir, elles ont raison.
Elles possèdent le pouvoir de se faire remarquer beaucoup plus que toutes les Julie Payette de ce monde.
Moi je ne me rappelle pas qu'on ai parlé d'une femme pour son intelligence ou ses réalisations professionnelles autant que l'on parle de Julie Couillard et de son décolleté. Et je ne me rappelle pas qu'aucun homme politique n'ai été autant critiqué à propos de la moindre petite ligne fripée de sa peau que ne l'a été Hilary Clinton.
Juste comme ça, en passant, j'ai jasé avec deux fillettes assises sur un banc d'une cour de collège privé. Elles faisaient la moue en regardant les garçons grimper dans l'espèce d'araignée qui trône au milieu de leur espace de jeux.
Depuis le printemps et le port de leur jupette obligatoire elles ont cédé tout le terrain aux garçons qui eux ,portent le bermuda, vêtement bien plus adapté aux jeux physiques que la jupette.
Elles n'aiment pas la jupe, ce sont des garçons manqués... Elles n'ont pas le choix, pour les filles c'est la jupe, pour les garçons, le bermuda.
Bien entendu la jupe c'est plus pratique si on veut faire carrière dans les évènements. Mais elles ne sont pas encore perverties à ce sport, elles ne veulent que jouer avec leurs camarades et grimper au sommet...Elles apprendront bien assez tôt que la jupe et le décolleté peuvent aussi propulser une fille au sommet.
On est encore bien loin de l'égalité entre hommes et femmes...et ça commence à la cour d'école.

lundi 2 juin 2008

The Savages*lien*

Autre film. Je suis chanceuse, deux films de qualité deux soirs de suite. J'ai touché le pactole!
Celui-ci est d'un réalisme assez dur. La vieillesse y est montrée sans complaisance. Ça m'a fait penser qu'un jour j'ai été jeune. C'était il n'y a pas si longtemps. Puis sont venus les enfants, le stress, les séparations, les soucis et je me réveille vieille.
Je suis passée sans avertissement, de l'espoir à la fatalité. En ce moment, je survis sans plus d'espoir, en attendant que ça passe et que finalement, je cesse de respirer.
C'est comme si les rêves étaient passés go sans réclamer vie.
Je joue mon tour et je reviens sans cesse deux cases derrière en payant l'impôt. J'imagine que quand j'aurai cessé de me faire prendre à ce jeu, je devrai avancer jusqu'à la case hôpital. C'est un jeu de Monopoly très répétitif et l'Atlantic Ave. est bien au-dessus de mes moyens.
C'est fou comme le temps qui passe peut nous surprendre sans crier gare.
Mon truc de survie lors de ces heureuses pensées sont légions. La musique en est un, kate Bush dernièrement, l'art sous toutes ses formes, surtout le design et le scrapbooking parce qu'ils se renouvellent tous les jours et qu'ils s'inspirent de notre quotidien.
Une visite chez un bon libraire ou chez Omer D. pour y voir couleurs et papiers. Tout ça me donne le goût de créer, de me renouveller, de me botter le derrière pantouflard pour me remonter un brin l'estime et prendre les choses à la venvole!

dimanche 1 juin 2008

Lars et l'amour en boîte*lien*

L'histoire de Lars, ce gars qui a tellement peur d'aimer et d'être aimé qui se commande une poupée gonflable sur le net. Tout dans ce film m'a ému.
Les personnages, les femmes en particulier, habillées pour la plupart comme ce que plusieurs qualifieraient de chienne à Jacques...et pourtant...sous leur tricot et leurs chandails en coton ouaté se cache toute la sagesse du monde.
La bonté d'un village, la simplicité d'une vie modeste.
Peut-être parce que je viens d'un endroit un peu comme ça...ou que j'en rêve. Peut-être parce que la solitude me tue tranquillement.
J'aimerais faire ma valise et rentrer dans ce film. Comme ça.