Jeunes profs qui partagez votre temps entre les congés maternités(chanceux) et les changements d'école il serait peut-être sage d'éviter les commentaires sur vos élèves tels que : Quand on était jeune nous autres on apprenait tous nos verbes par coeur, on les copiait 4 fois, on travaillait nous!!! Parce que de un, je froncerais moins les sourcils quand je relis vos mémos sur mon bureau où les verbes utilsés me font croire qu'apparemment, lors de leur étude, le coeur n'y était pas et de deux, j'ai du chagrin lorsque je constate que malgré votre belle jeunesse vous êtes déjà ridés en dedans et coincés dans un carcan étriqué et vétuste. La vie change. Par exemple;
Lorsque vous étiez jeune, arriviez-vous à l'école à 7h. le matin pour en ressortir à 17h30 le soir?
Vos parents vous aidaient-ils à faire vos devoirs où déjà, à votre époque les parents étaient ces bêtes de somme épuisées qui travaillent beaucoup trop?
Oui, la vie change et les moeurs aussi. Se lamenter sur "l'ancien temps" ne donnera rien de bon.
Je ne dis pas qu'il faut baisser les bras. Ce serait trop facile et les profs c'est bien connu, aime se compliquer la vie.
Mais il y a moyen de s'adapter, de trouver de nouvelles façons, d'écouter les enfants et surtout, surtout, de faire preuve de compassion et d'empathie.
Et mon conseil ultime, attendez d'élever vos enfants avant de tiquer sur le comportement des parents de vos élèves.
Je sais que je devrais être prudente car je ne connais pas à fond les enjeux politiques aux États-Unis, à part ses discours qui me font frémir, Obama a-t-il les bases solides pour gouverner? Je l'ignore et les rumeurs des accords commerciaux menacés avec les USA m'interpellent. MAIS.
Mais j'ai cet espoir que le monde change, j'ai cet espoir qu'il soit meilleur, un espoir fou que le bien triomphe et le mal se terre là où il vit, à l'ombre.
Et cet espoir je l'ai incarné dans Barak Obama. Comme des millions d'autres personnes. Allez savoir pourquoi? Je ne sais pas si je fais le bon choix, mais ce que je sais pour sûr, c'est que la planète aspire à un monde meilleur.
Affichage des articles dont le libellé est Si j'avais les ailes d'un ange.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Si j'avais les ailes d'un ange.. Afficher tous les articles
mardi 4 novembre 2008
vendredi 15 février 2008
until
http://www.youtube.com/watch?v=TY4Zl8TeP8g
Chanson de Sting, elle était dans le film Kate et Léopold. J'ai trouvé le film cute ( il y a un acteur qui est très grand dans ce film et je ne résiste pas au charme des grands ) mais la chanson a ravi mon coeur. Depuis je l'écoute, seule le soir, en rêvant à mon amour secret. J'ai des chansons pour bien des occasions. Lorsque je manque de courage j'écoute Age of aquarius (the 5th dimension) et je deviens chanteuse. C'est en effet le genre de chanson que j'aimerais chanter devant une foule. Dans la même veine, j'écoute Ain't no montain high enough. Là aussi il est utile pour moi d'avoir une chaise de bureau de bonne qualité car quand cet air résonne ici, ça swing.
Dans le billet plus bas, (voir billet précédent) il y a la chanson de Séguin, elle je l'écoute quand je pense à celui qui m'habite et que je ferme les yeux en espérant que ça dure toujours.
Il ne le sait pas. C'est mieux comme ça, et je ne veux surtout pas qu'il ai le moindre doute à ce sujet, le doute mêlé de complexité est bien la dernière chose que l'homme désire en amour!
Vous en doutez ?
Tandis que là il est bien peinard, il est avec une fille ordinaire, pas plus cool qu'il ne le faut, chialeuse par moment, juste assez câline pour lui donner envie d'une soirée télé à se faire adoucir le capillaire. Elle baille parfois et il ne sait pas si c'est lui qui l'ennuie ou la vie tranquille qui l'asphyxie, elle. Elle se maquille, pas toujours, autrement il ne s'apercevrait pas, qu' encore certains jours, elle peut être aussi jolie qu'au tous premiers balbutiements de leur rencontre. Une fille sait qu'un p'tit punch de make-up de temps en temps ça déstabilise subtilement son homme...
Et cette fille là il sait forcément qu'elle l'aime bien, lui. Mais ce qu'il ignore, c'est mon amour à moi, pour lui. Mon amour qui me dévore en dedans jusqu'à me faire des cicatrices qui me font des couches de peau qui n'en finissent plus de m'épaissir...
Il ne sait pas la fougue qui me tiraille en dedans jusqu'à ce que mes deux bras m'étreignent moi-même pour me consoler de l'aimer tant.
Il ne voit pas que je l'aime à devoir me lisser tous les plis d'angoisse si je veux marcher debout à la pensée qu'il vieillira et s'en ira, un jour.
Vous voyez comme je l'aime, et pas juste parce qu'il est grand. Ou alors si? Mais grand partout. Si j'étais pompeuse je dirais que sa grandeur d'âme n'a d'égale que sa grande taille. Mais pompeuse je ne suis pas. Le seul euse qui me qualifie arrive juste derrière le r de l'amour.
Bon, vous comprenez maintenant que je ne peux pas lui dire Ô! combien je l'aime! Quel homme resterait dans une telle braise dites-moi?
Alors, je le laisse avec elle. Et je me tais.
Mais parfois, comme ce soir, je mettrais Until en sourdine et j'enverrais à fond la caisse Age of aquarius, pour enfin trouver le courage de lui dire avec Moon river en musique d'ambiance que elle, c'est moi. Et là, il m'embrasserait en disant : " Je l'ai toujours su". http://www.youtube.com/watch?v=flm4xcOyiCo
Chanson de Sting, elle était dans le film Kate et Léopold. J'ai trouvé le film cute ( il y a un acteur qui est très grand dans ce film et je ne résiste pas au charme des grands ) mais la chanson a ravi mon coeur. Depuis je l'écoute, seule le soir, en rêvant à mon amour secret. J'ai des chansons pour bien des occasions. Lorsque je manque de courage j'écoute Age of aquarius (the 5th dimension) et je deviens chanteuse. C'est en effet le genre de chanson que j'aimerais chanter devant une foule. Dans la même veine, j'écoute Ain't no montain high enough. Là aussi il est utile pour moi d'avoir une chaise de bureau de bonne qualité car quand cet air résonne ici, ça swing.
Dans le billet plus bas, (voir billet précédent) il y a la chanson de Séguin, elle je l'écoute quand je pense à celui qui m'habite et que je ferme les yeux en espérant que ça dure toujours.
Il ne le sait pas. C'est mieux comme ça, et je ne veux surtout pas qu'il ai le moindre doute à ce sujet, le doute mêlé de complexité est bien la dernière chose que l'homme désire en amour!
Vous en doutez ?
Tandis que là il est bien peinard, il est avec une fille ordinaire, pas plus cool qu'il ne le faut, chialeuse par moment, juste assez câline pour lui donner envie d'une soirée télé à se faire adoucir le capillaire. Elle baille parfois et il ne sait pas si c'est lui qui l'ennuie ou la vie tranquille qui l'asphyxie, elle. Elle se maquille, pas toujours, autrement il ne s'apercevrait pas, qu' encore certains jours, elle peut être aussi jolie qu'au tous premiers balbutiements de leur rencontre. Une fille sait qu'un p'tit punch de make-up de temps en temps ça déstabilise subtilement son homme...
Et cette fille là il sait forcément qu'elle l'aime bien, lui. Mais ce qu'il ignore, c'est mon amour à moi, pour lui. Mon amour qui me dévore en dedans jusqu'à me faire des cicatrices qui me font des couches de peau qui n'en finissent plus de m'épaissir...
Il ne sait pas la fougue qui me tiraille en dedans jusqu'à ce que mes deux bras m'étreignent moi-même pour me consoler de l'aimer tant.
Il ne voit pas que je l'aime à devoir me lisser tous les plis d'angoisse si je veux marcher debout à la pensée qu'il vieillira et s'en ira, un jour.
Vous voyez comme je l'aime, et pas juste parce qu'il est grand. Ou alors si? Mais grand partout. Si j'étais pompeuse je dirais que sa grandeur d'âme n'a d'égale que sa grande taille. Mais pompeuse je ne suis pas. Le seul euse qui me qualifie arrive juste derrière le r de l'amour.
Bon, vous comprenez maintenant que je ne peux pas lui dire Ô! combien je l'aime! Quel homme resterait dans une telle braise dites-moi?
Alors, je le laisse avec elle. Et je me tais.
Mais parfois, comme ce soir, je mettrais Until en sourdine et j'enverrais à fond la caisse Age of aquarius, pour enfin trouver le courage de lui dire avec Moon river en musique d'ambiance que elle, c'est moi. Et là, il m'embrasserait en disant : " Je l'ai toujours su". http://www.youtube.com/watch?v=flm4xcOyiCo
jeudi 14 février 2008
Bonne St-Valentin!
C'est pas très in à coté du débat sur le français et d'Obama de parler de la St-Valentin mais moi j'aime bien la St-Valentin.
Je suis une incurable amoureuse.
Dur à mon âge d'être comme ça parce que la plupart du temps la quarantaine passée on a laissé tombé " ces illusions là"
On est donc seule dans son bateau à ramer comme une bonne pour tenter de trouver une île où pousseraient deux palmiers aux troncs enlacés en forme de coeur.
Ce que je me demandais c'est, si malgré tout le dédain que traduit bien la moue grimaçante sur la plupart des visages autour de moi quand je parle de la St-Valentin, y aurait pas des filles, (ou même des gars qui sait!) qui espèrent secrètement dans le fond de leur coeur tout rose qu'on soulignera pour eux dans la plus cucul des traditions ou d'une façon totalement réinventée, la fête du petit cupidon joufflu.
Moi ce soir si j'avais ses ailes j'irais vous souffler vite fait un p'tit bec sucré à la tempe. Je vous laisse quand même ce très beau texte de la poète Louky Bersianik mis en musique par Richard Séguin. Bonne St-Valentin!
Quand dans ta lyre je poussererai mes songes
Quand dans mes vers tu choisiras tes sons
Quand, même nos rêves
N'auront plus tant d'attraits
Quand même la vie aura perdu son poids
Alors j'espère que notre joie aura duré toujours
Quand ton âme s'éloignera de mon corps
Quand nos pensées
voudront faire chambre a part
Quand ton regard n'enfantera plus le mien
Quand notre amour se mettra à sombrer
Alors j'espère que notre peine ne durera pas toujours
Quand d'autres yeux feront briller mes yeux
Quand d'autres mains feront jaillir tes reins
Quand nos désirs se verront crucifiés
Quand nos paroles iront jusqu'à tuer
Alors j'espère que notre haine ne durera pas toujours
Quand ton profil complétera le mien
Quand notre bouche n'aura plus qu'un seul joint
Quand tes genoux parleront de mon front
Quand dans ma main se lira ton destin
Alors peut-être que notre amour aura duré toujours
Je suis une incurable amoureuse.
Dur à mon âge d'être comme ça parce que la plupart du temps la quarantaine passée on a laissé tombé " ces illusions là"
On est donc seule dans son bateau à ramer comme une bonne pour tenter de trouver une île où pousseraient deux palmiers aux troncs enlacés en forme de coeur.
Ce que je me demandais c'est, si malgré tout le dédain que traduit bien la moue grimaçante sur la plupart des visages autour de moi quand je parle de la St-Valentin, y aurait pas des filles, (ou même des gars qui sait!) qui espèrent secrètement dans le fond de leur coeur tout rose qu'on soulignera pour eux dans la plus cucul des traditions ou d'une façon totalement réinventée, la fête du petit cupidon joufflu.
Moi ce soir si j'avais ses ailes j'irais vous souffler vite fait un p'tit bec sucré à la tempe. Je vous laisse quand même ce très beau texte de la poète Louky Bersianik mis en musique par Richard Séguin. Bonne St-Valentin!
Quand dans ta lyre je poussererai mes songes
Quand dans mes vers tu choisiras tes sons
Quand, même nos rêves
N'auront plus tant d'attraits
Quand même la vie aura perdu son poids
Alors j'espère que notre joie aura duré toujours
Quand ton âme s'éloignera de mon corps
Quand nos pensées
voudront faire chambre a part
Quand ton regard n'enfantera plus le mien
Quand notre amour se mettra à sombrer
Alors j'espère que notre peine ne durera pas toujours
Quand d'autres yeux feront briller mes yeux
Quand d'autres mains feront jaillir tes reins
Quand nos désirs se verront crucifiés
Quand nos paroles iront jusqu'à tuer
Alors j'espère que notre haine ne durera pas toujours
Quand ton profil complétera le mien
Quand notre bouche n'aura plus qu'un seul joint
Quand tes genoux parleront de mon front
Quand dans ma main se lira ton destin
Alors peut-être que notre amour aura duré toujours
mardi 17 juillet 2007
Dans mon temps.
La scène se passe au paradis dans un parc verdoyant.
Deux enfants s'amusent à faire des pâtés de nuages. La plus jeune, habillée d'une jolie robe rose à dentelles assortie aux rubans du même rose qui ornent ses nattes tombant sagement sur ses petites épaules frêles, regarde avec curiosité le jeans patchwork fleuri de la seconde fillette aux cheveux bouclés.
-Tu es ici depuis longtemps? demande la fillette en jeans?
-Oh oui, très longtemps, je suis arrivée en même temps que le président Kennedy, ma mère trop occupée à le regarder tomber de sa belle auto m'a laissée jouer dehors toute seule et un homme qui conduisait et qui pleurait lui aussi ne m'a pas vue et m'a renversée. Je suis morte à l'hopital, et toi?
- Oh moi, je jouais aussi dans la rue et un homme pleurait, il avait bu a dit le policier qui m'a sortie de l'auto, je suis morte dans ses bras moi.
-Ah....
Elles continuent à jouer en silence, réfléchissant sans amertume sur leur mort commune qui se ressemble un peu.
-Ta mère et ton père ont eu beaucoup de peine? demande la fillette à la robe rose?
-Oh oui, beaucoup, j'essayais de les consoler mais ils ne m'entendaient pas. Ma mère a même cessé de travailler.
La fillette tortille son index gauche autour de sa natte...elle regarde la fillette qui lui fait face avec un air d'incompréhension totale sur son visage.
-Ta mère avait un travail?
-Oui, ma mère était avocate.
-Oh, et qui s'occupait de toi?
-J'allais à la garderie.
-Ah....
-Tu n'es jamais allé à la garderie demande la fillette en jeans?
-Je ne sais pas ce que c'est...
-C'est là ou on apprend à socialiser.
-Ah bon, c'est quoi socialiser?
-C'est apprendre à jouer.
-Moi c'est ma mère qui jouait avec moi.
-Oui, mais ta mère ne t'a pas appris à socialiser, pour ça tu dois aller à la garderie.
-Ah bon....
-Ah...
-Regarde mon pâté, il ressemble aux gâteaux que ma mère faisait pour mon anniversaire! dit la fillette d'un autre temps.
-Moi ma mère, elle achetait mon gâteau.
-Ah oui?
-Oui.
Je regardais encore un moment les deux fillettes jouer ensemble et je repris mon vol lentement pour profiter du coucher de soleil...
J'imaginais une conversation entre ces deux enfants, conversation du genre que nous les parents avons souvent au sujet de nos ados lorsque nous nous plaignons de leurs nombreux défauts et que nous nous comparons avantageusement à eux au même âge...''Nous étions tellement mieux'', aimons-nous à croire.
Je me disais que la fillette en rose aurait pu avoir la même réaction au sujet de la mère de la fillette aux cheveux bouclés et lui dire sur un ton affecté à quel point les mères dans son temps à elle, savaient se tenir...savaient s'habiller comme une vraie femme, savaient cuisiner, savaient comment tenir une maison et n'abandonnaient pas leurs enfants à une autre femme afin d'aller s'épanouir dans un travail à l'extérieur, que les mères au lieu de blogger faisaient du ménage TOUS LES JOURS afin de s'épanouir ainsi que des petits gâteaux et des tartes maisons. Qu'elles racontaient des histoires de fées au lieu de parler au cellulaire et lisaient des livres de recettes au lieu des cours de la bourse sur leur blackberry.
Je me suis dit alors que nous avons tous la fâcheuse habitude de croire que tout était mieux avant. Que nos ados sont ce qu'ils sont capables d'être en 2007 comme nous sommes les mères et les pères que nous arrivons à être dans cette vie de fous.
J'ai battus des ailes, jeté un dernier coup d'oeil au ciel embrasé et suis retombée sur mes pieds juste à temps pour mettre l'assouplissant dans la laveuse.
Deux enfants s'amusent à faire des pâtés de nuages. La plus jeune, habillée d'une jolie robe rose à dentelles assortie aux rubans du même rose qui ornent ses nattes tombant sagement sur ses petites épaules frêles, regarde avec curiosité le jeans patchwork fleuri de la seconde fillette aux cheveux bouclés.
-Tu es ici depuis longtemps? demande la fillette en jeans?
-Oh oui, très longtemps, je suis arrivée en même temps que le président Kennedy, ma mère trop occupée à le regarder tomber de sa belle auto m'a laissée jouer dehors toute seule et un homme qui conduisait et qui pleurait lui aussi ne m'a pas vue et m'a renversée. Je suis morte à l'hopital, et toi?
- Oh moi, je jouais aussi dans la rue et un homme pleurait, il avait bu a dit le policier qui m'a sortie de l'auto, je suis morte dans ses bras moi.
-Ah....
Elles continuent à jouer en silence, réfléchissant sans amertume sur leur mort commune qui se ressemble un peu.
-Ta mère et ton père ont eu beaucoup de peine? demande la fillette à la robe rose?
-Oh oui, beaucoup, j'essayais de les consoler mais ils ne m'entendaient pas. Ma mère a même cessé de travailler.
La fillette tortille son index gauche autour de sa natte...elle regarde la fillette qui lui fait face avec un air d'incompréhension totale sur son visage.
-Ta mère avait un travail?
-Oui, ma mère était avocate.
-Oh, et qui s'occupait de toi?
-J'allais à la garderie.
-Ah....
-Tu n'es jamais allé à la garderie demande la fillette en jeans?
-Je ne sais pas ce que c'est...
-C'est là ou on apprend à socialiser.
-Ah bon, c'est quoi socialiser?
-C'est apprendre à jouer.
-Moi c'est ma mère qui jouait avec moi.
-Oui, mais ta mère ne t'a pas appris à socialiser, pour ça tu dois aller à la garderie.
-Ah bon....
-Ah...
-Regarde mon pâté, il ressemble aux gâteaux que ma mère faisait pour mon anniversaire! dit la fillette d'un autre temps.
-Moi ma mère, elle achetait mon gâteau.
-Ah oui?
-Oui.
Je regardais encore un moment les deux fillettes jouer ensemble et je repris mon vol lentement pour profiter du coucher de soleil...
J'imaginais une conversation entre ces deux enfants, conversation du genre que nous les parents avons souvent au sujet de nos ados lorsque nous nous plaignons de leurs nombreux défauts et que nous nous comparons avantageusement à eux au même âge...''Nous étions tellement mieux'', aimons-nous à croire.
Je me disais que la fillette en rose aurait pu avoir la même réaction au sujet de la mère de la fillette aux cheveux bouclés et lui dire sur un ton affecté à quel point les mères dans son temps à elle, savaient se tenir...savaient s'habiller comme une vraie femme, savaient cuisiner, savaient comment tenir une maison et n'abandonnaient pas leurs enfants à une autre femme afin d'aller s'épanouir dans un travail à l'extérieur, que les mères au lieu de blogger faisaient du ménage TOUS LES JOURS afin de s'épanouir ainsi que des petits gâteaux et des tartes maisons. Qu'elles racontaient des histoires de fées au lieu de parler au cellulaire et lisaient des livres de recettes au lieu des cours de la bourse sur leur blackberry.
Je me suis dit alors que nous avons tous la fâcheuse habitude de croire que tout était mieux avant. Que nos ados sont ce qu'ils sont capables d'être en 2007 comme nous sommes les mères et les pères que nous arrivons à être dans cette vie de fous.
J'ai battus des ailes, jeté un dernier coup d'oeil au ciel embrasé et suis retombée sur mes pieds juste à temps pour mettre l'assouplissant dans la laveuse.
Inscription à :
Articles (Atom)