samedi 21 novembre 2009

l'engluement

Je me suis engluée.
Pas à peu près.
J'étais intense et bouillonnante, je suis devenue morne et plate.
Faut que ça change.
J'en peux plus de me sentir vieille.
Avoir des connaissances avec qui sortir ou parler ce serait bien aussi.
Aie, c'est pas drôle, la seule personne qui m'appelle c'est ma mère. J'aime ma mère et heureusement qu'elle m'appelle mais j'accepterais aussi d'autres numéros de téléphone sur mon bill.
Des fois je me demande ce qui s'est passé.
Où ai-je bifurqué?
Un retour est-il possible?
C'est ce que vous saurez au prochain épisode.
Je vais continuer d'écouter Gilles Valiquette sur YouTube et sa vie en rose et ça va finir par m'éclairer.

lundi 19 octobre 2009

la belle saison

L'automne me revivifie. Dommage qu'il soit si court.
J'ai toujours eu une drôle d'attitude face aux feuilles mortes. La même qu'avec les grains de sable finalement ou la neige fraîchement tombée sur les branches des arbres.
Je les trouve belles et beaux. J'arrête pas de me demander comment on pourrait les immortaliser ou pouvoir les voir sur demande peu importe le temps de l'année.
J'aimerais ça être Peau d'âne pour pouvoir porter une robe de feuilles douces d'automne ou de neige cotonneuse ou encore plus fabuleux, une robe faite de grains de sable qui miroiteraient au soleil comme mille diamants.

samedi 10 octobre 2009

des questions existentielles

Z'avez eu une bonne semaine? Moi si. Dans les circonstances si. (Circonstances = guerre, récession, H1N1 adnauséam etc...)
Y a bien ma Meunistre préférée qui m'a fait partir comme un mec à calotte à un feu rouge en faisant la promotion des écoles publiques... Non mais... c'est moi qui ai la sensibilité dans le tapis ou vous aussi vous trouvez qu'elle a zéro crédibilité lorsqu'elle nous encense l'école publique sur les ondes comme ça? Sans gêne et sans remord?

Gros soupir.

Je regardais Jacques Brel en vidéo et je me demandais ce qui faisait que je craque pour tel ou tel monsieur.
Une certitude certaine, le dedans.
Le dedans assez fort pour faire oublier le dehors moi ça me happe.
Ça m'englobe totalement.
Et vous serez d'accord avec moi, coté dedans Jacques Brel il était gâté.
C'est pour ça je pense qu'il avait une si grande bouche, avec tout ce qui est entré dans ce dedans fallait un grand passage.
Sa bouche je l'aurait bien vu de près moi. J'aurais mis mes mains en longue-vue et je l'aurais regardé bouger.
La bouche de Brel c'est l'équivalent d'un ventre qui joue du baladi.
Des authentiques avec un dedans volcanique. C'est donc beau ça.

lundi 28 septembre 2009

Vos plus beaux films d'amour?

http://www.youtube.com/watch?v=tl6wZgAqC1E&feature=related

Je me demande si Ryan Oneal pensait à cette scène lorsque l'amour de sa vie réelle était elle aussi étendue sur un lit d'hôpital...
Je me demande comment on peut être heureuse en amour quand le summum de l'amour c'est Love Story?

1-Love Story
2-Madison's bridge
3-L'autre versant de la montagne (je sais, je date)
4-Un été en Toscane
5-Vous avez du courrier

dimanche 27 septembre 2009

Alice au pays des merveilles

Je suis une Alice qui s'oublie.
J'aime les merveilles et le ravissement, l'étonnement et le frisson.
C'est pourquoi certains petits moments de la vie m'apportent parfois un souffle de vie si frais qu'il me semble que plus je l'inspire plus je m'élève. Une sorte d'hélium condensé si vous voulez.
C'est ce qui m'est arrivé hier.
Je revenais de faire une course et marchais sur le trottoir d'une de ces petites rues d'Outremont bordée d'arbres et débordante de juifs hassidim.
Mais là, seule avec les arbres, j'avais le trottoir et ma tête pour moi toute seule.
Tout à coup, très loin, au bout de la grande rue, une petite, toute petite chose noire se mis à bouger. Ça bouge très vite, dans tous les sens et ça porte une espèce de longue tunique à capuchon.
Je sais bien que c'est une mignonne fillette juive qui caracole sur le trottoir, mais étrangement, moi je vois un petit être fantastique, une sorte de fantôme encapuchonné qui se balade entre deux mondes. Je me suis sentie comme Julie Christie dans le film Don't look now.
Elle avançait vers moi et on aurait dit qu'elle ne touchait pas terre. Aucune fratrie ne la suivait et encore moins une maman à poussette.
Et puis, avant que je ne puisse distinguer son visage, elle s'est envolée derrière un buisson mal taillé.
J'ai bifurqué dans ma ruelle le sourire aux lèvres en ayant l'impression d'avoir vécu moi aussi, l'espace de quelques minutes dans un univers parallèle.

mardi 15 septembre 2009

http://www.youtube.com/watch?v=z8kHQC2EmiQ
Quand j'écoute ça je suis à Paris. Les odeurs, la densité de l'air, les bruits, tout.
Ce qu'il y a d'étrange c'est que je n'y suis jamais allée.

Eh non. Généralement quand je dis ça les gens me regardent comme s'ils me voyaient vraiment
tout à coup et me disent l'air vaguement étonné: " Ah non? T'es jamais allée en Europe?"
... C'est moi qui ai l'air d'une fille qui a été en Europe ou c'est courant maintenant d'aller en Europe?
Ben dans mon temps, celui où j'aurais pu, à 20 ans, ça ne l'était pas.
À 21 il était trop tard, j'avais déjà enfanté.
J'ai eu cette chance trois fois. Avec un certain laps de temps entre le premier et les deux autres.
Je n'ai jamais pensé les laisser plus d'une semaine, surtout pour aller en Europe.
J'suis allée au Mexique une fois alors qu'ils étaient petits. Je me rappelle avoir attendu en ligne pour passer au truc détecteur et pleurer tellement fort que j'ai dû appeler ma mère pour qu'elle me promette que tout irait bien et que je ne laisserais pas d'orphelins derrière moi.
Alors vous pensez bien que l'Europe...
Mais à voir la tête surprise des gens je comprends que l'Europe est une destination plus commune qu'avant...

samedi 29 août 2009

Petit moment ironique d'une réunion de prof : il faut faire laver les mains des enfants 4 fois par jour, c'est impérieux.
Ok. Disons que quand tu as 25 petits de 6 ou 7 ans et un lavabo sans distributeur de savon ni de dévidoir à papier essuie-main, on fait ça plus difficilement non? Calculons le temps que ça peut prendre: je dirais environ une minute par enfant si on suit bien le mode d'emploi indiqué sur la tite feuille collée au-dessus du lavabo non? Minimalement, oui.
Et ici on ne parle pas des secondes consacrées à la gestion du petit groupe au lavabo.
Donc, 25 x 1 minute ça donne 25 minutes. 25 x 4 = 100. Cent minutes consacrées au lavage des mains.
Minimum.
Si on enlève ces minutes de notre temps d'enseignement prescrit par la ministre, il m'en reste pas mal moins.
J'espère qu'on comprendra ça dans les chaumières.